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Hernoise archive, Kubisch, Varda, and audiences

Hernoise archive, Kubisch, Varda, and audiences

Watching, listening, writing to the hernoise archive

Watching the video interview with Christina Kubisch on hernoise, I am reminded again of the importance of this multi-faceted and growing archive for contemporary research in sound, gender and technology. I have read quite a bit about Kubisch in the past, but the video and its informal conversational tone gives access to her thinking and work in a new way, providing more context, letting me see and hear her reactions to questions. She talks about how she came to her method of working with magnetic induction, and her interest in letting audiences construct their own sonic experience using technology that she and her team had developed to make electrical signals audible. I think this aspect of Kubisch’s work is very important… read more at Hernoise archive…

http://hernoise.org/guest-curator-andra-mccartney/

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Saints tramways

November 27, 2012 1 comment

An English version of this entry can be found here

Conversations tirées d’une expérience sonore avec le tramway St. Clair à Toronto, 1999.

Installation sonore à Chicago, 2002 et

Tramway St. Charles, Nouvelle-Orléans, 2012

« J’aime le son des tramways. Je m’en ennuie quand je suis à Chicago. C’est si plaisant de visiter Toronto et de les entendre à nouveau. Kenosha est ce qui s’en rapproche le plus, de nos jours. Mais c’est la ligne St. Charles, à la Nouvelle-Orléans, qui fait la meilleure musique. »

Tels sont les mots laissés par un participant lors de l’événement Re-Synthesis à l’École des arts de Chicago, en 2001-02. Ceux-ci se voulaient une réponse donnée suite à l’écoute des enregistrements d’une marche sonore menée à Toronto, et dans lesquels on peut entendre les sons du tramway St. Clair. Ça m’a rendue curieuse; je me suis demandé quels sons pouvait bien produire le tramway St.Charles de la Nouvelle-Orléans?

Finalement, une décennie plus tard en 2012, l’opportunité de satisfaire cette curiosité a pris la forme d’une conférence donnée à l’Université Tulane. Puisque les lignes de tramway étaient à ce moment en rénovations dans le secteur hôtelier de la ville, il fallait prendre un bus pour nous rendre plus loin vers les premiers arrêts de tramway fonctionnels.

Je demande au chauffeur : « Est-ce que cet autobus se rend jusqu’à la ligne de tramway vers Tulane? » À l’arrêt suivant une dame travaillant à l’université m’offre de m’aider à trouver le site de la conférence, première manifestation d’hospitalité qui se répétera à de multiple occasions durant ma visite de la Nouvelle-Orléans.

Le tramway qui nous attend au bout de la ligne est une magnifique voiture vintage datant des années 1920, avec ses planchers de bois lustrés et son chauffeur qui se tient debout à l’avant. La voiture semble produire une pulsation rythmique. J’ai peine à trouver l’origine de ce son, mais il est là, vrombissement profond et imposant. Puis, un engrenage se met en mouvement et le tramway s’élance, accompagné du son d’une cloche. Chaque action, que ce soit la cloche qui sonne, les mouvements d’engrenage, les arrêts, les départs, résulte des mouvements physiques du chauffeur qui se tient debout et qui appuie sur ses contrôles. C’est une très belle, comme me l’avait confié ce participant, à Chicago.

Je veux incorporer ce son dans une discussion avec l’enregistrement que j’avais fait du tramway St. Clair de Toronto, ainsi qu’avec une séquence harmonisée que j’ai créée en ralentissant le bruit aigu et perçant de ce même tramway St. Clair, alors qu’il tournait sur un coin de rue. En diminuant l’enregistrement de plusieurs octaves et en le juxtaposant, on découvre des harmoniques complexes qui créent une étrange mélodie parsemée d’éclats métalliques scintillants. J’y percevais un joyeux contrepoint aux rythmes lancinants, aux claquements et aux sursauts du tramway St. Charles, ainsi qu’une forme de réponse musicale au commentaire de ce participant (telle une sorte de glanage rappelant  le documentaire d’Agnès Varda (2001), qui a d’ailleurs servie d’inspirations aux diverses méthodes créatives pour répondre aux participants).

La ligne St. Charles de la Nouvelle-Orléans est la plus vieille ligne toujours en opération en Amérique du Nord. D’abord tirée par des chevaux, elle fut ensuite alimentée à la vapeur, puis à l’électricité. Les voitures qui y roulent aujourd’hui ont été construites dans les années 1923-25. La seule interruption de service fut provoquée par l’ouragan Katrina, les voitures originales ayant toutefois beaucoup mieux survécu au passage de l’ouragan que leurs répliques plus récentes. Le modèle de tramway que j’avais enregistré à Toronto en 1999 devait être mis au rancart quelques années plus tard.

McCartney, Andra. Homing Ears (Soundwalk to home). Pour CD, écouteurs, livre et fauteuil. Re-Synthesis. Betty Rymer Gallery, School of the Art Institute of Chicago, Dec. 2001-Jan. 2002.

Varda, Agnès. The Gleaners and I et The Gleaners and I, Two years later. Zeitgest DVD. 2001.

Streetcars named for saints

November 27, 2012 3 comments

La version française de ce texte se trouve ici

A conversation of listening sounding experiences with a St. Clair streetcar in Toronto, 1999, 

a sound installation in Chicago in 2002, and a

St. Charles streetcar in New Orleans, 2012.

“I love the sounds of streetcars. I miss them in Chicago. It’s nice to visit Toronto and see and hear them again. Kenosha is the closest thing to that these days. New Orleans’ St. Charles line makes the best music, though.”

So wrote a listener in Chicago, as part of the Re-Synthesis show in 2001-2 at the School of the Art Institute of Chicago, in response to a soundwalk recording of my neighbourhood street in Toronto, including the sound of the St. Clair streetcar. It made me wonder what the St. Charles streetcar in New Orleans sounds like?

Finally in the fall of 2012, over a decade later, a music conference at Tulane University provides an opportunity to find out. At this point, with the streetcar lines under construction downtown near the hotels, passengers take a bus out to meet the streetcar where the line begins.

“Does this bus meet up with the streetcar to Tulane?” I ask the driver. At the next stop, a lady gets on who works at the University and offers to help me find the conference site, the first of many examples of warm New Orleans hospitality during that visit.

The streetcar standing at the end of the line is a beautifully maintained 1920s vintage car, with varnished hardwood seats and a driver who stands at the front. The car pulses rhythmically. I can’t tell how that sound is produced, but it is deep, direct, constantly throbbing; then a gear is engaged and the car thrums forward into movement, accompanied by a bell. Each action: bell ringing, gear changing, stopping, starting, is the result of a physical movement by a standing, leaning, pushing driver. It is beautiful music, I agree with that earlier listener.

And I want to bring that sound into conversation with the initial Toronto St. Clair streetcar recording made as I walked away up the street, as well as with a harmonized sequence produced by slowing down a closeup recording of the St. Clair streetcar turning sharply (a piercing, shrieking sound). Slowed down by octaves and juxtaposed, it reveals complex harmonics that form an eerie melody in slower time, and creates a shifting sparkling field of metallic scintillations. This seems a lively counterpoint to the throbbing rhythms, clackings and surges of the St. Charles car, and a musical way to respond to the comment of that listener back in 2002 (a kind of gleaning, as in the responsive documentary of Agnes Varda (2001), who is an inspiration about creative ways to respond to audiences).

The St. Charles line in New Orleans is the longest continuously-running streetcar line in North America, beginning as a horse-drawn line, then motorized and electrified. The cars used now were built in 1923-25. It only stopped for Hurricane Katrina, but the vintage cars survived that storm better than replicas did, and are now back on track. The model of streetcar that I recorded in Toronto in 1999 was slated to be taken out of service a few years later.

McCartney, Andra. Homing Ears (Soundwalk to home). For CD, headphones, book and armchair. Re-Synthesis. Betty Rymer Gallery, School of the Art Institute of Chicago.
Dec. 2001- Jan. 2002.

Varda, Agnès. The Gleaners and I; and The Gleaners and I, Two years later. Zeitgeist DVD. 2001.