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Posts Tagged ‘acoustic ecology’

City Sonic Ecology

http://citysonicecology.com/

“The trilateral project City Sonic Ecology – Urban Soundscapes of Bern, Ljubljana and Belgrade brings together the capital cities of Switzerland, Slovenia and Serbia respectively and explores the phenomenon of the urban soundscape and its potential and role in shaping the affective economies (Ahmed 2004). Drawing on the connection of acoustic ecology with affect studies (cf. Goodman 2010; Kanngieser 2012), the project interrelates approaches of urban ethnomusicology, soundscape research, and affective theory and investigates the ways people invest their hearing capacities in the various kinds of identity building and politics of belonging. Also taking into consideration architecture, urban planning and space representations, the project focuses on dichotomies in urban soundscapes, such as invisible vs. symbolic, private vs. public, and noise vs. music. The work focuses on three broader themes:

1) Religious city soundscapes
2) Urban soundscapes as places of political participation
3) Individual city soundscapes.

The project is funded by the Swiss National Science Foundation (SNSF) within its SCOPES programme. The project will last … to 31 August 2017.”

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Walking Archives: The Soy Children by Eduardo Molinari

I have been reading Walking Archives: The Soy Children, by Argentinean artist and writer Eduardo Molinari. He walks us into the GMO soy fields of Monsanto, covering more than half of cultivated lands in that country. There is an oblique connection to the work of Soundwalking Interactions: the Buenos Aires soundwalk in December 2010 by chance crossed paths with a Monsanto demonstration.

Molinari says: “My archive … took shape based on three sources or types of documents: copies of the AGN’s [national archives] official photographic material, the photographs I take on walks, and lastly what I call junk or garbage documentation: scraps and fragments of print media (magazines, newspapers, graphics in general) and publications (books, posters, postcards, maps, etc.) Those three elements, joined together as a manual collage, have created the Documents of the Walking Archive…. The process behind the relationship between the Walking Archive and the collective processes I take part in has been coloured from the outset by the dynamic of the walker: it’s a relationship that’s always in context, always linked to others, always open to new forms of knowledge and practices. That’s why I refer to the Walking Archive as a project in which walking as an aesthetic practice and collective and interdisciplinary at ion are at the core.” (2012: 2)

Molinari, Eduardo. Walking Archives: The Soy Children. Brooklyn, NY: Autonomedia, 2012.

 

 

Soundwalk response by Denis Kra

Soundwalk Report:
« A response to the soundwalk through your own idea of how to do that »

Auteur: Denis Kra

COMS876 / COM7161: Media Technology as Practice

Prof: Andra McCartney

Concordia University

February 28, 2012

L’écoute des sons ou la marche pour l’écoute des sons, communément appelée «Soundwalk», est une activité à laquelle mes frères et moi avions été initiés très tôt dans notre enfance par notre papa. Il nous a appris à écouter les sons qui ont une signification, et ce, dans le but de savoir prédire le présent et le futur proche. Ainsi, pour aller cultiver dans notre plantation, faire une course en ville ou faire un voyage, nous écoutions des sons afin de savoir si notre déplacement débouchera sur du bonheur et de la joie ou si au contraire, on sera exposé à des problèmes ou frappé par un malheur.

J’aime particulièrement écoute les sons tôt à l’aube (le matin dans l’intervalle de temps compris entre la nuit et le lever du soleil). Dans cet intervalle, il se produit des sons qui prédisent le futur proche, notamment au sujet des événements qui se passeront dans le courant de la journée: des sons de bons ou de mauvais augures, des sons évocateurs de bonheur ou de malheur que seuls les initiés peuvent décoder et tirer des enseignements. Par exemple, certains bruits humains, particulièrement les pleurs des bébés, les chants d’oiseaux, les cris d’animaux domestiques ou sauvages, le bruit du vent et la direction du vent, le bruit des insectes, etc.

À bien y penser, je m’aperçois qu’on écoutait tout ce qui était naturel et on n’accordait pas d’importe aux bruits émis par les entités non naturelles. C’est à dire par exemple les bruits des voitures, des moteurs ou les bruits de tout autre objet fabriqué par les humains ne nous intéressaient pas pour l’écoute des sons. Étant donné que l’intérêt de notre écoute des sons est porté sur le sens de ces sons, il nous arrive parfois d’entendre un oiseau chanter un chant de bonheur, ce qui nous fait savoir que la journée sera heureuse ou sans problème. Si nous avons une commission à faire dans cette journée, ce seul chant d’oiseau évoquant le bonheur nous prédit que cette commission sera un succès. Cela nous procure une grande joie pour amorcer la journée, pour aller au champ ou  pour effectuer toute activité que nous avons projetée dans cette journée. Mais parfois c’est le contraire qui arrive, nous entendons les sons qui prédisent le malheur, et ces jours-là nous ajournons ce que nous avions prévu faire, et nous restons à la maison tout en observant la prudence pour ne pas être victimes de malheur.

Ce qui est quelquefois marrant, c’est que, même si nous savons qu’il y aura bonheur ou malheur, ce bonheur ou ce malheur ne se porte pas toujours sur ce que nous croyons. Il se porte parfois sur des situations auxquelles nous n’avons pas du tout pensé. En plus, nous ne pouvons pas savoir de quelle nature sera ce bonheur ou ce malheur, ni d’où il proviendra. C’est une science traditionnelle assez intéressante, mais qui reste encore inexacte.

J’aime particulièrement écouter les sons à des périodes des pointes comme l’aube, le midi, le crépuscule et minuit. C’est des périodes chargées de beaucoup d’informations cosmiques véhiculées par les créatures naturelles de l’univers. Mes lieux préférés pour faire ses écoutes de sons sont:

– Pour l’aube, à la véranda de la maison familiale au village pendant que tout le monde dort encore, à la fenêtre dans une maison silencieuse en ville avec mon regard tourné au dehors et perdu dans le firmament.

-Pour le midi, lorsque je suis en ville, assis par exemple dans une cafétéria, dans une gare, dans un parc, etc., j écoute les bruits naturels tout en faisant abstraction des bruits artificiels. Quelquefois si possible, je m’isole en pleine forêt ou dans le bois où il y a peu de bruits artificiels. Dans ce lieu, on a l’occasion d’écouter le bruit du silence, des oiseaux, des insectes, en somme, le bruit de la manifestation de la terre. Et quelquefois dans ces lieux, en pleine inspiration d’écoute, on peut entendre des voix venues de nulle part, des paroles brèves aussitôt entendues, aussitôt rompues. J’ai été moi-même témoin de beaucoup de choses étranges lors de mes écoutes de sons en pleine forêt pendant les périodes de midi.

– Pour le crépuscule, je préfère être également en pleine forêt. C’est une période de transition où les êtres en éveille durant le jour rentrent pour dormir et les êtres de la nuit se réveillent pour vaquer à leurs activités. Par exemple, il a des insectes, des oiseaux ou des animaux nocturnes qui s’éveillent alors d’autres des mêmes espèces rentrent pour dormir. Dans cette transition, l’écoute devient passionnante, car les bruits qu’on écoute à ce moment sont de véritables messages pour ceux qui savent lire et décoder les bruits et les signes. Les personnes de culture traditionnelle, qui ont une vie typiquement en relation avec la terre ou la campagne, peuvent vous en dire davantage.

– Pour les périodes de minuit je m’exerce à l’écoute du son lorsque je suis au campement. Mais en ville, cela ne m’est possible actuellement que quand je me retrouve tout seul, ou quand par chance tout le monde chez moi dort avant minuit et qu’il n’y a plus de bruits artificiels. Ce qui est très rare à la maison.

Récemment dans le cours COMS876, nous avions fait une marche d’écoute de sons «Soundwalk». Le procédé et motif sont différents de ce que je suis habitué à faire tout seul dans ma campagne. Cette marche a consisté à longer une partie du chemin de fer qui traverse le quartier, à sillonner quelques rues du quartier, puis à retourner sur le campus de l’Université Concordia, tout en rentrant dans quelques bâtisses de l’Université avant de retourner en classe. Chaque participant de la marche a fait le compte-rendu de ce qu’il ou elle a écouté. Moi, j’ai particulièrement entendu le bruit de moteur des voitures, de chauffage, des oiseaux, des humains, ainsi que le bruit du vent et de la neige qui tombait sur mon habit. Cette marche a été audio enregistrée par David Paquette et immortalisée avec les photos prises par Magda. Cette marche m’a paru assez originale et excitante d’autant plus que c’était pour moi la première fois que je faisais du «Soundwalk» en ville en groupe et en compagnie des amis de classe. À la fin de cette randonnée, j’ai pensé à l’utilité et à la signification des sons que nous avons chacun écoutés, mais ce n’était pas l’objet de ce cours.

Le «Soundwalk» pourrait également se faire sans rendez-vous. On pourrait pour ce faire, disposer en permanence sur soi d’un appareil d’enregistrement, et enregistrer les sons partout où on se trouverait: au travail, en chemin sur les routes, dans les centres d’achat, au restaurant, à la maison, etc. L’écoute de ces sons enregistrés peut procurer du plaisir à bien des personnes notamment les voyageurs, les touristes qui ont enregistré ces sons pendant leur séjour à l’étranger ou à une période leur vie, etc. Ces sons peuvent aussi servir de mémoire du temps ou d’une époque et les réécouter plusieurs années plus tard peut réveiller les souvenirs de ces époques. Exemple pour une personne âgée, réécouter les sons qu’elle a enregistrés dans sa jeunesse il y a 40 ans, lui procurera un très grand plaisir, car ces sons constituent pour elle des souvenirs de sa jeunesse et lui font revivre mentalement ces périodes.

Winter soundwalks

February 20, 2012 1 comment

Une version française de ce texte se trouve ici

Last month, the members of the Soundwalking Interactions Project (Andra McCartney, David Paquette, Dave Madden and Caitlin Loney) took part in a series of soundwalks in their respective neighborhoods (three in Montreal, one in Morin-Heights). Each member completed three 30-minutes weekly walks, followed by the production of an analytical summary. After gathering these reports, we each wrote short reports in which we explore the similarities and differences of each participant’s experiences. These summaries can be found in a previous blog entry.

One element that was highlighted in all reports was the role and impact of winter climate on the various walks. Dave has discussed the influence of weather conditions not just on the listening experience, but on his whole perceptual experience. For Caitlin, the temperature was mostly experienced through the changing sound of the snow or the ice on the ground. I personally found that the weather was having an impact on the pace and the duration of the walk. In a similar vein, Andra has noticed that weather conditions were influencing both the time of the walk and its overall orientation. These observations led us to propose another series of walk in the same environments, that time in April, to take into account seasonal changes.

Another aspect to consider is the impact of the spatial configurations on the unfolding of the walk itself; for example, while the three urban neighborhoods were providing a wide range of potential routes and environments, my own neighborhood had a more limited selection of paths and more homogeneous sonic spaces. The differences in sonic variety (both in quantity and levels) can clearly be observed when reading the various reports. Another important feature that was revealed is the notion of attitude, and of attention to the environment. Dave also discussed the inherent intersensoriality of soundwalking as well as the impact of the various sensory modalities on listening. Finally Andra questioned the relationship between the three successive walks we’ve done, and also pointed to the effect of resonance that was made possible by the weekly sharing of our individual experiences.

Marches sonores hivernales

February 20, 2012 1 comment

The English version of this text can be found here

Les membres de Soundwalking Interactions (Andra McCartney, David Paquette, Dave Madden, Cailtin Loney) ont pris part, durant le mois dernier, à un projet de marches sonores hivernales dans leur quartier respectif (trois à Montréal, une à Morin-Heights). Chacun a effectué trois marches hebdomadaires d’environ 30 minutes, suivies de la rédaction d’un résumé analytique. Nous avons ensuite rédigé de courts sommaires dans lesquels nous explorons les similitudes et différences entre chaque expérience. Les résumés et analyses peuvent être lus dans leur version (anglaise) intégrale dans cet article paru précédemment.

Un aspect fondamental de l’expérience de chacun fut la présence du climat hivernal dans les commentaires hebdomadaires. Si pour Dave les conditions météos influençaient non seulement l’expérience auditive même bien la totalités des modes perceptifs, pour Caitlin la température se faisait surtout entendre à travers la texture changeante du bruit des pas, selon la qualité de la neige ou de la glace au sol. Pour moi, ce sont surtout la cadence et la durée des marches qui témoignaient du temps. Finalement, pour Andra, le climat dictait plutôt l’heure (milieu d’après-midi) et l’orientation (vers l’ouest, pour faire face au soleil) de la marche. L’influence majeure du climat nous a donc menés à proposer une autre série de marches sonores au mois d’avril, pour tenir compte du changement de saison.

Un autre aspect à considérer est l’impact de la configuration spatiale sur le déroulement de la marche elle-même; par exemple, les trois quartiers urbains proposent une plus grande diversité de trajectoires et de lieux hétérogènes, contrairement à la campagne ou les choix de parcours demeuraient (à tout le moins dans mon cas) assez limités et relativement uniformes. Les différences de variété sonore (ainsi que de volume et de quantité) sont facilement identifiables à la lecture des résumés de marche; la question d’attitude (ou d’attention) et son lien à l’espace semble une autre composante importante qui pourrait être approfondie. Dave s’est aussi intéressé à l’intersensorialité inhérente à la pratique de la marche sonore, se questionnant sur les types de collaborations sensorielles qu’elle rend possible et de leur impact sur l’écoute elle-même. Finalement, Andra s’est questionnée sur le rapport entre les trois marches successives, ainsi que l’effet potentiel de résonance crée par le partage hebdomadaire des résumés de marches entre les membres de l’équipe.

Emily Thompson

January 25, 2012 Leave a comment

Dr. Emily Thompson is a history professor at Princeton University interested in the history of technology with a particular focus on late nineteenth- and early twentieth-century America.  From her faculty page at Princeton, she writes that her research “explores the cultural history of sound, music, noise, and listening, and focuses on how these phenomena and activities intersect with technologies like the phonograph, motion pictures, and architecture.”

Thompson’s most widely known and cited work is The Soundscape of Modernity: Architectural Acoustics and the Culture of Listening in America, 1900-1933 (2002).  In the book, she examines changes to aural culture in the U.S. in the early twentieth-century.  Thompson argues that modern technology changed the way people listened along with transforming America’s soundscape—i.e. what people heard.

Thompson writes that during this period (1900-33), “sounds became signals,” positing that the “desire for clear, controlled, signal-like sound became pervasive, and anything that interfered with this goal was now engineered out of existence” (3).  Moving away from Murray Schafer’s conception of soundscape and drawing on the work of Alain Corbin, Thompson defines the soundscape “as an auditory or aural landscape.  Like a landscape, a soundscape is simultaneously a physical environment and a way of perceiving that environment; it is both a world and a culture constructed to make sense of that world” (1).

The Soundscape of Modernity is referenced in two of Andra’s articles on this site:  “Ethical questions about working with soundscapes” and  “Soundwalking: creating moving environmental sound narratives.”

Thompson is currently working on a book project entitled Sound Effects, which looks at the working lives of those involved with film exhibition in America from 1925-1933, including projectionists, sound engineers, musicians, and editors.  For more information on Thompson and a more comprehensive list of her publications, please refer to: Emily Thompson

Mile-End Soundwalk

December 27, 2011 Leave a comment

On December 6th, members of Soundwalking Interactions, including Andra McCartney, David Madden, David Paquette, and Caitlin Loney, went on a soundwalk around the Montreal neighbourhood of Mile End with sound artist Victoria Fenner. Andra asked me to lead the walk as I live in the neighbourhood. It was dark (around 5pm) and cold, but with no snow on the ground. We began at Andra’s home, walked down the traffic-filled Parc Avenue, cut through a wet alleyway where men removed piles of metal bars from a van, across Bernard West and its small shops and cafes, and down the more residential Waverly, where we heard and saw the wail and flash of emergency vehicles a block away. Once we reached the usually bustling St-Viateur, we came across a very still accident scene in front of popular café Club Social: blocked-off intersection, person on a gurney, ambulance, police cars, fire truck, frozen bystanders. In our conversation minutes later, we all agreed that the soundscape was not what we expected.  It had been extremely quiet except for the idling engines of the trucks and a few unrelated conversations passing through the accident zone; it seemed to clash with the flashing lights and intensity of the mood. Andra felt that some of the surreal qualities would probably come through in the recording, which can be heard from about 2:30-3:30.

After our short discussion at the end of St-Viateur, we continued walking around this semi-industrial area, where the wide streets were almost empty and large boxy buildings loom above. David P. remarked that the sound of our footsteps revealed the height of these buildings. As we continued towards the train tracks, a distant bell-like sound caught our attention (5:35-5:55), one of the few acousmatic experiences on the walk, having no visual cue. We guessed the sound had something to do with the trains. Soon after we came across another scene, which Andra later remarked was, like the accident, “strangely intimate” in the middle of a public space. A school bus with a chimney was getting a boost from a van; a steady high-pitch sound followed by a grumbling engine starting. Again, some of us commented on the dissonance between the sonic and visual. Victoria, who noticed a woman with a child tending a barbeque outside the bus, said she did not find the sound story that she expected.

Much of our discussion after the walk kept returning to this issue of visual cues creating expectation during soundwalks. Victoria contemplated,

…the visual and the sound sometimes work against each other, because you expect that you’re going to hear certain things, but sometimes, without the visuals, we wouldn’t know what was happening… so, how do we deal with our eyes when we’re trying to focus on the pure sound so that they don’t lead us to conclusions that are irrelevant to what we’re doing.