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Archive for the ‘Listening’ Category

Deux ambiances au même moment / Two simultaneous ambiences

October 23, 2012 Leave a comment

At the Ambiances in Action conference, we decided to do two simultaneous soundwalks. In the past, walkers had sometimes been frustrated by Andra’s slow pace, which some described as ‘melancholic’! So we decided to offer two walks, one more slowly moving, and one at a faster pace. Andra’s slowly moving group went through back alleys to the university. David’s faster moving group went through the tunnel and down to the highway. Both returned for a discussion at the CCA, where we told each other where we had been and what we had heard, and then talked about common interests. Many of the participants already include walking in their creative practice, so there were many points of common interest.

Here are two videos, from the same moment of the walk, experienced by each group:

Lors de la conférence Ambiances en actes, nous avons décidé de faire deux marches sonores simultanées. Lors de marches antérieures, certains participants avaient mentionné qu’ils avaient été gênés par la lenteur du rythme de marche d’Andra, allant même jusqu’à le qualifier de mélancholique! Nous avons alors proposé deux maches, une plus lente et une plus rapide. Alors que le groupe d’Andra s’est rendu jusqu’à l’université Concordia par les ruelles, le groupe de David, plus rapide, a traversé l’autouroute et est revenu par le tunnel de la rue du Fort. Nos deux groupes cesont ensuite rejoints pour une discussion au CCA. Plusieurs participants avaient déjà inclus dans leur démarche créative l’utilisation de la marche, ce qui a nourri grandement la discussion.

Voici deux vidéos se déroulant au même moment, selon la perspective de chaque groupe:

           

Les balades de la Concorde, Laval, QC le 29 septembre, 2012

October 22, 2012 Leave a comment

Les balades de la Concorde

Andra McCartney

Laval, QC, le 29 septembre, 2012

The soundwalks at Metro de la Concorde in Laval by myself and Eric Leonardson were part of the Audioparc event, commissioned by Magali Babin for Galerie Verticale. These are some thoughts that I had about the location and process. Soundwalks, balades sonores.

Balade, balader.

J’aimerais proposer, comme traduction au terme « soundwalk », la notion de balade sonore. Au lieu de marche sonore, qui semble un peu militaire, ou bien promenade, qui suppose qu’on s’y montre soi-même au monde, ou bien dérive, comme chez les Situationistes où on est tout perdu, j’aime la notion de se balader, de faire une balade (avec la même racine que la balade musicale). Une balade est aussi une façon de ralentir. Une balade est un peu vague, lente. Pas exactement perdu, mais pas pressé du tout. Lente, attentive, alerte à tous les sons, avec tous les sens, toutes les sensations.

 

La balade sonore est une forme de création et une méthode de recherche qui utilise l’écoute et parfois l’enregistrement des sons d’un lieu exploré à pied. Chaque son peut y être considéré de façon musicale, comme outil mnémonique, ou bien comme source d’information sur l’environnement. Les sons concrets recueillis peuvent servir de point de départ à une conversation liant les dimensions épistémologiques, esthétiques et éthiques des lieux qu’ils remplissent; ces mêmes dimensions se retrouvent inévitablement dans les témoignages souvent détaillés des participants aux marches sonores ainsi qu’aux sessions d’écoute et installations qui en découlent

 

Écouter

Il y a plusieurs façons d’écouter. On peut écouter comme une musicienne, penser aux mélodies, aux harmonies et aux rythmes de l’environnement sonore, on peut créer une pièce musicale avec les sons entendus. On peu écouter sensuellement, comme une poète, en tentant de lier les sens, le toucher du son, les bruits des images, la saveur d’un lieu. On peut penser aux relations politiques entre les sons, lesquels masquent les lesqueles, lesquels sont le plus présent, le plus dominant. Puisque nous allons nous déplacer en groupe, nous pouvons aussi réfléchir à cette dynamique interne. Qu’est-ce qu’on peut entendre du groupe? Est-ce que ce format, ce structure fournit un cadre à notre écoute? On peut connecter l’écoute avec l’histoire, l’histoire spécifique d’un lieu ou l’histoire de sa culture, on peut imaginer son passé, les gens qui fréquentaient cet espace, les sons qui sont maintenant disparus, changés, amplifiés ou éteints.

 

On peut aussi créer des liens imaginaires, des ponts sonores entre différents lieux, des ressemblances sonores qui connectent des espaces séparés, créant ainsi des échos dans l’imagination, un lieu criant à l’autre, produisant dans l’imaginaire un paysage avec les couleurs, les teintes, les gestes sonores d’un idéal entre le lieu présent et l’imagination des autres lieux.

 

Et bien sûr on peut écouter comme un amant, une amante. On peut, comme le suggère la philosophe Luce Irigaray, réserver une certaine sorte d’attention, une certaine sorte d’écoute pour l’environnement sonore, qui ressemble à l’écoute que nous avons pour personne qu’on aime et qu’on voudrait comprendre, tout en sachant que la compréhension totale est impossible.

 

Avec le projet « la marche sonore comme processus d’interaction, »  nous voulons concentrer notre attention sur les participantes et participants des marches sonores, nous voulons parler avec eux pour connaître leurs différentes intentions, leurs réponses spécifiques à l’environnement sonore. 

 

J’ai balader moi-meme autour du métro plusieurs fois et j’ai écrit des idées qui s’agit de l’environnement sonore d’ici, et l’organisation des lieux pour piétons.

 

La route verte

Tout le monde aime la couleur verte. Comme ici, pres du métro, à la Route Verte, une piste cyclable aussi accessible aux piétons. Mais je me demande, qu’est-ce que « vert » signifie dans ce contexte? Un défilé étroit entre deux barrières, entre la voie ferrée et les stationnements privés, des barrières de sept à neuf pieds de hauteur, tout fait d’acier et de plastique. Peut-être que c’est une route verte de par son existence même, une voie qui permet aux cyclistes pour aller vite d’un lieu à un autre. Mais pour les piétons, mis à part un unique accès au coin de la rue, cette route n’a aucune issue, tout est barré, une longue route qui mène à la distance, sans échappement. 

 

La vue des grandes structures électriques me rappelle le lien entres les sons des insectes et ceux de l’électricité. Il y a beaucoup d’insectes qui résonnent ici, pres des structures: des cigales, des grillons, des sons qui me signalent la fin de l’été et le début de l’école. 

 

Je pense aux pistes et à ce qu’elles signifient. Il y a des pistes ornementales autour du métro, des pistes rouges qui se baladent en vagues autour de la place publique. Des pistes inutiles qui tournent en rond ou qui aboutissent à un mur. Est-ce que je vais écouter d’une façon différente selon la piste suivie? Mon écoute sera-t-elle plus ouverte ou plus linéaire? 

 

Ici on a différents modes de transport qui s’intègrent: le train, le métro, les autobus, les automobiles, les piétons, les cyclistes. Lesquels sont les plus importants dans le design du métro? Qui utilise les lieux? Selon mes observations, ce sont les cyclistes qui dominent en matinée, après 9h00. Le trafic automobile est toujours là comme ambiance. Il y a peu de mouvement dans le stationnement pendant la journée. Les piétons marchent d’une entrée a l’autre, mais il n’y a pas beacoup de gens qui fréquentent cette éspace ici, qui est si sympathique.

 

Un collier de perles.

On peut penser a la balade sonore comme une sorte de collier des perles, où chaque moment sonore devient une perle sur la ficelle. Des moment immobiles et silencieux, immobiles et commentés, mobiles et commentés, mobiles et silencieux. Chaque balade peut avoir une ficelle de moments uniques — quelques minutes à se promener silencieusement suivis de quelques minutes de commentaire en groupe immobile, suivi de quelques minutes sans commentaire, etc. Chaque possède une ambiance distincte, qu’il s’agisse des bruits du groupe en mouvement, des sons de l’environnement, des autres sensations, ou de l’effet des commentaires. 

 

Les discussions à la fin d’une balade sonore sont tellement importantes. Je m’intéresse beaucoup aux idées des gens qui participent aux balades, les différentes histoires sonores construites par chaque personne qui se promène avec moi, chaque baladeur et baladeuse. Quand on partage des idées en discussion on apprend beaucoup autour des expériences sonores si uniques et complexes du monde. Et ces discussions-ci deviennent le fondation des trames sonores qui sont montées sur notre site-web de recherche et de vidéos sur notre canal youtube, pour devenir une sorte de souvenir de cet évenement. 

 

Alors, j’ai hâte d’écouter et marcher et de parler avec vous de ça. Merci.

 

Marche sonore au 2e Congrès International sur les Ambiances

October 19, 2012 Leave a comment

Le jeudi 20 septembre 2012, le groupe La marche sonore comme processus d’interaction a pris part au 2e Congrès International sur les Ambiances qui avait lieu au Centre Canadian d’Architecture. Andra McCartney et moi-même avons organisé et mené deux marches sonores simultanées, accompagnés d’une douzaine de participants.

Nous avons marché en deux groupes distincts qui nous ont permis d’explorer une partie du centre-ville de Montréal durant environ 45 minutes. Nous nous sommes arrêtés à deux reprises pour de courtes discussions in situ durant lesquelles nous avons abordé notamment la question de l’écoute dans une situation de tourisme ou de premier contact avec le milieu, nous avons tenté de reconnaitre l’identité sonore de Montréal et les différentes séquences créées par notre mouvement à travers la ville ainsi que par les différentes configurations architecturales.  Nous avons traversé des espaces sonores très distincts, des ruelles tranquilles à la rue Ste-Catherine, du tunnel de la rue du Fort jusqu’au parc et aux jardins communautaires. Le groupe mené par Andra a emprunté quelques ruelles du centre-ville et a aussi visité des espaces intérieurs autour du campus de l’Université Concordia.

Après nous être retrouvés au CCA, nous avons eu une longue et fructueuse discussion pendant laquelle nous avons abordé les thèmes de la pollution sonore, des sonorités de chaque saison montréalaise ainsi que du rapport entre la qualité d’écoute et le sentiment d’insécurité. Entourés par la ville, notre attention alternait entre les bruits de la ville et du ciel, sirènes, trafic, le bruit du vent dans les feuilles d’automnes, avions qui passent, et les commentaires des participants. Ceux-ci nous ont révélé une écoute très détaillée, critique, réflexive, et ouverte à des sonorités parfois inconnues. Une certaine forme de confiance s’est très rapidement établie dans le groupe, ce qui créé une dynamique communicationnelle fort intéressante.

Le montage audiovisuel met en commun les deux enregistrements de nos marches simultanées, ainsi que de courts extraits des discussions que nous avons menées durant et après les marches sonores.

Ambiances sonores dans les petites ruelles de Montréal

October 19, 2012 Leave a comment

Aujourd’hui le vent siffle dans les feuilles d’automne.

Un grande érable tel une cathédrale de hautes feuilles,

chuchotant.

Pins, épicéas, cèdres, cérises, pommes, chênes, peupliers,

tous ensembles font des habitations protégés pour les oiseaux

qui baladent dans les branches.

Pigeons, corneilles, mésanges, hirondelles,

rossignols, grives, bruants donnent vivement leurs voix

au ciel.

Et pour les passants, les plaisirs de

tous petits jardins insérés entre clôtures et rues,

faits avec amour par les résidents dans les espaces partagés

et les dernières fleurs qui perdurent en fin de saison.

Today the leaves whisper in the autumn breezes.

A huge maple makes a cathedral of trembling leaves overhead.

Pines, spruce, cedars, cherries, apples, oaks, poplars

make protected homes for the birds

singing and flying through their branches.

Pigeons, crows, chickadees, swallows,

robins, thrushes, sparrows freely give their voices

to the sky.

And for the passerby, there is the pleasure

of tiny gardens nestled between fence and road,

made with love by residents in shared space,

with flowers persisting to end of season.

Audioparc

September 25, 2012 Leave a comment

Audioparc

VERTICALE investira les abords de la station de métro de la Concorde pour présenter AUDIOPARC, un projet de commissariat de MAGALI BABIN. Les installations, interventions, performances et présentations des artistes DOUGLAS MOFFAT, ANDRA MC CARTNEY et ERIC LEONARDSON (Chicago), MAX STEIN et JEN REIMER, NATALIYA PETKOVA, PATRICE COULOMBE et KATHY KENNEDY s’échelonneront sur toute l’année de programmation 2012-2013.

Ambiances en Actes / Ambiances in Action

September 17, 2012 Leave a comment

Cette semaine nous participerons à Ambiances en Actes.

http://ambiances2012.sciencesconf.org/

Le second Congrès International sur les Ambiances est placé sous l’égide duRéseau International Ambiances dont il constitue l’une des productions majeures. Organisé tous les quatre ans, il a pour objectif de créer un temps de rassemblement à l’échelle internationale pour les chercheurs et les acteurs (opérationnels et artistes) qui analysent les dimensions ambiantales de l’environnement construit et œuvrent à la fabrique sensible du monde contemporain.

Le domaine des ambiances architecturales et urbaines est traversé par de nombreuses démarches et de multiples apports qui en font sa richesse. Le congrès international sur les ambiances propose d’en être l’expression, se nourrissant de travaux à la recherche de circulations nouvelles entre le conçu et le vécu, le mesuré et le qualifié, le projeté et l’éprouvé, le matériel et l’immatériel.

Organisé du 19 au 22 septembre 2012 au Centre Canadien d’Architecture à Montréal (CCA), le congrès se fera l’expression de l’avancée des connaissances et des nouvelles hypothèses proposées par les différents champs disciplinaires et domaines d’activité qui mobilisent la question des ambiances.

This week we take part in the conference, Ambiances in Action.

http://ambiances2012.sciencesconf.org/

The second International Congress on Ambiances will be held under the aegis of the International Ambiances Network. The congress, organized every four years, is one of the network’s main events, an international gathering for researchers, artists and players engaged in analyzing the ambiance-related dimensions of the built environment and in the sensory construction of the contemporary world.

Many approaches are at work in the field of architectural and urban ambiance, and these multiple contributions nurture its rich diversity. The International Congress on Ambiances aims to give voice to this activity, feeding on work exploring new forms of exchange between what is designed and what is experienced, between the measured and the qualified, the projected and the tested, the material and the immaterial.

The Congress will be held for four days at the Canadian Centre for Architecture (CCA), in Montreal, from 19 to 22 September 2012. It will seek to express advances in learning and new hypotheses proposed by the various disciplines and fields of activity which address the question of ambiances.

Stockholm soundwalk

This soundwalk took place right after the end of the Electroacoustic Music Studies Network conference in Stockholm, Sweden. It was a Friday afternoon. We began on the University campus, walking by a small boy who was making sounds with a metal railing, and then by the Department of Defence to a residential area and crossing a busy street. Strangely, the street was not as busy as it had been at other times earlier in the week. There was not the frenetic Friday rush hour I would have expected in Canada at that hour. After the street, we went by a horse paddock where the horses’ hooves were completely muffled by the sand of the paddocks, silent horses. There was a woods after and a shady path, crunchy with gravel. Why is this surface so ubiquitous on walking paths in parks, making our footsteps dominate the landscape? When editing, I chose a part of the walk where we were able to leave the gravel and go through the woods. The fountain on the university campus defines the space, and the channelling of automobile traffic keeps it quieter than surrounding streets. One participant on the walk spoke of how much quieter overall, inside and out, this soundscape is in comparison with where he works in Madrid.