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Résonances de la Fontaine

Le 19 mai dernier,

(An English version of this text can be found here)

(Enregistré par Andrew Simpson)

Le 19 mai dernier, les membres de La marche sonore comme processus d’interactions ont produit une captation sonore des Résonances de la Fontaine, qui ont eu lieu au Parc Lafontaine. Cette performance est basée sur une pièce sonore environnementale écrite par Malcom Goldstein en partenariat avec notre groupe de recherche. Sur la partition écrite par Goldstein, il est noté que « la performance musicale est le résultat d’une expérience d’écoute du Parc Lafontaine, ces sons environnementaux se voyant transformés à travers un jeu improvisé par les musiciens ainsi que les responsables de la captation (que Goldstein nomme les sound-recorder people) ». Il ajoute, « les sons de l’environnement ne doivent pas être imités; ce sont plutôt les résonances des ces matériaux sonores, les textures, les qualités tonales, les bruits, les articulation rythmiques et les dynamiques qui constitueront la base du jeu musical.

Après une courte réunion de production, les 6 interprètes (musiciens et responsables de la captation) se sont dirigés vers six lieux d’écoute dispersés à travers le parc, et choisis à même une liste de dix emplacement préparée par Goldstein (ces zones sont encerclées sur le plan situé ci-dessus). Je me suis attardé à deux stations situées près de l’eau, puis je me suis dirigé vers le terrain de balle-molle, pour finir avec les deux stations qui bordent la rue Sherbrooke jusque dans le coin sud-ouest du parc. Ma palette auditive s’est composée notamment de sons reliés au trafic automobile, ainsi que deux avions, quelques chants et vocalisations, le son de l’eau qui coule, les sons typiques de la pétanque, les bruits momentanés des discussions et des pas, quelques sons provenant du terrain de balle-molle, et les cris des enfants qui jouaient à proximité.

La performance a duré presque une heure, de 17h à 18h, durant une belle journée calme et ensoleillée. Goldstein a mis l’emphase sur l’improvisation, donnant à ce jeu une dimension ouverte basée sur l’écoute mutuelle et laissant beaucoup d’espace aux interprètes dans ses instructions. Il n’y a eu aucune répétition. Pour Goldstein, improviser signifie rompre avec de vieilles habitudes et intentions, rompre aussi avec les sons, les rythmes, les techniques et les gestes familiers. Ce travail de l’improvisation n’est pas sans défi pour les responsables de la captation; en effet, le simple fait de pointer un microphone relève déjà d’une intention, d’un geste motivé. Cette démarche nous a donc permis d’aborder l’enregistrement d’une manière moins focusée. Durant les semaines à venir, nous nous pencherons sur nos expériences respectives de cette performance en relation avec les thèmes de la marche sonore, de l’improvisation, ainsi que du rôle de la création, de l’écoute et des technologies sur la production de cet événement ainsi que son déroulement.

Prenez donc le temps d’écouter cette performance, et n’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires et observations.

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  1. No comments yet.
  1. December 3, 2013 at 4:07 pm

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