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Soundwalk video – AUDIOPARC event

November 26, 2012 Leave a comment

This is a montage of the soundwalk led by Andra Mccartney around the metro de la Concorde, Laval, on September 30, 2012. This walk was part of the AUDIOPARC event hosted by Galerie Verticale and curated by Magali Babin.

This is a translation of the discussion excerpts heard at the end of the montage:

-What I heard everywhere, what I thought was loud mostly, were aggregates [masses], such as the wind, the sound of friction and of wind itself. Another aggregate was the movement of cars. This is was I mostly heard, even in the neighborhood through which we walked, which was quite desert. The were some empty moments, other quite dull, but they all felt like sonic aggregates, at times pierced by various short sonic events or accidents.

-I had the strange feeling of wearing headphones, it felt very unnatural, the whole experience took a supernatural shape. Sound started to predominate all other senses… strange.

-What surprises me is that this afternoon we are in a fairly dense environment, and we are pretty much on our own, the only ones here. We when close our eyes we almost have the impression of being in the forest, listening to the sound of wind blowing through the trees, and all other sounds are related to transportation, there is no one else walking, so we really look like aliens!

- Mute aliens even!

-I need to close my eyes to hear, if I see, then I look at everyone, I am not listening anymore.

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Marche sonore au 2e Congrès International sur les Ambiances

October 19, 2012 Leave a comment

Le jeudi 20 septembre 2012, le groupe La marche sonore comme processus d’interaction a pris part au 2e Congrès International sur les Ambiances qui avait lieu au Centre Canadian d’Architecture. Andra McCartney et moi-même avons organisé et mené deux marches sonores simultanées, accompagnés d’une douzaine de participants.

Nous avons marché en deux groupes distincts qui nous ont permis d’explorer une partie du centre-ville de Montréal durant environ 45 minutes. Nous nous sommes arrêtés à deux reprises pour de courtes discussions in situ durant lesquelles nous avons abordé notamment la question de l’écoute dans une situation de tourisme ou de premier contact avec le milieu, nous avons tenté de reconnaitre l’identité sonore de Montréal et les différentes séquences créées par notre mouvement à travers la ville ainsi que par les différentes configurations architecturales.  Nous avons traversé des espaces sonores très distincts, des ruelles tranquilles à la rue Ste-Catherine, du tunnel de la rue du Fort jusqu’au parc et aux jardins communautaires. Le groupe mené par Andra a emprunté quelques ruelles du centre-ville et a aussi visité des espaces intérieurs autour du campus de l’Université Concordia.

Après nous être retrouvés au CCA, nous avons eu une longue et fructueuse discussion pendant laquelle nous avons abordé les thèmes de la pollution sonore, des sonorités de chaque saison montréalaise ainsi que du rapport entre la qualité d’écoute et le sentiment d’insécurité. Entourés par la ville, notre attention alternait entre les bruits de la ville et du ciel, sirènes, trafic, le bruit du vent dans les feuilles d’automnes, avions qui passent, et les commentaires des participants. Ceux-ci nous ont révélé une écoute très détaillée, critique, réflexive, et ouverte à des sonorités parfois inconnues. Une certaine forme de confiance s’est très rapidement établie dans le groupe, ce qui créé une dynamique communicationnelle fort intéressante.

Le montage audiovisuel met en commun les deux enregistrements de nos marches simultanées, ainsi que de courts extraits des discussions que nous avons menées durant et après les marches sonores.

Marches sonores hivernales

February 20, 2012 Leave a comment

Les membres de Soundwalking Interactions (Andra McCartney, David Paquette, Dave Madden, Cailtin Loney) ont pris part, durant le mois dernier, à un projet de marches sonores hivernales dans leur quartier respectif (trois à Montréal, une à Morin-Heights). Chacun a effectué trois marches hebdomadaires d’environ 30 minutes, suivies de la rédaction d’un résumé analytique. Nous avons ensuite rédigé de courts sommaires dans lesquels nous explorons les similitudes et différences entre chaque expérience. Les résumés et analyses peuvent être lus dans leur version (anglaise) intégrale dans cet article paru précédemment.

Un aspect fondamental de l’expérience de chacun fut la présence du climat hivernal dans les commentaires hebdomadaires. Si pour Dave les conditions météos influençaient non seulement l’expérience auditive même bien la totalités des modes perceptifs, pour Caitlin la température se faisait surtout entendre à travers la texture changeante du bruit des pas, selon la qualité de la neige ou de la glace au sol. Pour moi, ce sont surtout la cadence et la durée des marches qui témoignaient du temps. Finalement, pour Andra, le climat dictait plutôt l’heure (milieu d’après-midi) et l’orientation (vers l’ouest, pour faire face au soleil) de la marche. L’influence majeure du climat nous a donc menés à proposer une autre série de marches sonores au mois d’avril, pour tenir compte du changement de saison.

Un autre aspect à considérer est l’impact de la configuration spatiale sur le déroulement de la marche elle-même; par exemple, les trois quartiers urbains proposent une plus grande diversité de trajectoires et de lieux hétérogènes, contrairement à la campagne ou les choix de parcours demeuraient (à tout le moins dans mon cas) assez limités et relativement uniformes. Les différences de variété sonore (ainsi que de volume et de quantité) sont facilement identifiables à la lecture des résumés de marche; la question d’attitude (ou d’attention) et son lien à l’espace semble une autre composante importante qui pourrait être approfondie. Dave s’est aussi intéressé à l’intersensorialité inhérente à la pratique de la marche sonore, se questionnant sur les types de collaborations sensorielles qu’elle rend possible et de leur impact sur l’écoute elle-même. Finalement, Andra s’est questionnée sur le rapport entre les trois marches successives, ainsi que l’effet potentiel de résonance crée par le partage hebdomadaire des résumés de marches entre les membres de l’équipe.

Soundwalk in Montreal West

February 20, 2012 Leave a comment

 

On January 31st, 2011, Andra McCartney and David Paquette took part in a soundwalk organized in the context of the graduate course Media Technology as Practice, taught by McCartney in the department of Communication Studies, Concordia University. Students were first introduced to the practice of soundwalking, and were invited to share the lead of the walk with Andra, at any time they felt inspired.

The walk began on the Loyola campus and moved southwest towards the Montreal West train station. Some of the participants took an active part in the soundwalk by producing sounds, exploring different objects and surfaces of street furniture. We then walked on the train platform all the way to Westminster Ave, before heading North to Curzon Str. A train finally passed as we were heading north, and we stopped to listen to it for a moment. We then headed back to campus through on Sherbrooke. A student took over the lead and brought the group to the Loyola chapel, where we sat briefly, listening to the quiet reverberating space. One student played notes on the piano. Then, we walked through the AD building all the way back to the CJ building, using the elevators to get back to the classroom.

In the discussion that followed, students exchanged on the types of sounds heard and their various significations. One student described the sound of cars as the “urban breathing” [respiration urbaine], another talked of the various sonic bubbles that go from the group to the larger social environment all the way to the larger space of the city. The walk was described as a series of sequences which begun with an initial movements towards synchronization between participants (synchronization of the steps, the pace, notably), and then moved towards an opening to the space of the park, and an interest for a new environment never visited before. One student came to the realization that the practice of soundwalking was quite similar to her daily experience of the city.

The visit of the chapel was revealed to be the result of chance, the student who took the lead at that moment saying that she wanted to visit a new part of the campus without knowing it was a church. Many students shared a positive experience of the relative silence in the chapel  and the few musical notes that filled the space. Finally, students discussed the challenge of focusing their attention on listening to outside sounds rather than their internal voice. and also mentioned the performative nature of soundwalking in a group. The notions of play and interaction  was also addressed by one student who described the soundwalk as “this opportunity of 40 minutes to play”, as well as an experience that can bring the group together through shared silence, comparing the soundwalk to Quaker meetings where “there’s something being transmitted within that silence, which is never quite a silence because we all have thoughts occurring in our heads and things that are unsaid but that alter the situation.”

Résonances de la Fontaine – postponed

October 8, 2011 Leave a comment

[English at bottom]

Résonances de la Fontaine est une performance sonore environnementale produite par Malcolm Goldstein pour le projet Soundwalking Interactions et qui aura lieu au parc Lafontaine au mois de mai 2012 (l’événement à été remis au printemps prochain vue la froide température qui ne permettra pas un spectacle acoustique extérieur).

Goldstein (violoniste/compositeur) performera en compagnie de Rainer Wiens (guitare électrique préparée), Jean Derome (saxophone), ainsi que d’Andra McCartney, Caitlin Loney et David Madden (sons préenregistrés).

La performance se tiendra à l’extérieur de la terrasse du restaurant de l’Espace LaFontaine, au centre du parc près du lac. Les membres du projet Soundwalking Interactions seront présents pour diriger les participants.

Vous pouvez visitez la page Facebook de l’événement pour les dernières mises à jour.

——–

Résonances de la Fontaine, an environmental sound performance by Malcolm Goldstein for the Soundwalking Interactions Project is taking place in Parc Lafontaine in May 2012,  as the forecast is suggesting that it will be too cold on Oct. 24 for an outdoor performance.

Goldstein (violinist/composer) will be joined by Rainer Weins (prepared electric guitar), Jean Derome (saxophone), Andra McCartney (recorded sounds), Caitlin Loney (recorded sounds), and David Madden (recorded sounds).

The performance will be outdoors on the terrace of the Espace La Fontaine restaurant, which is just about in the centre of the park overlooking the water. Members of the Soundwalking Interactions Project will be on hand to direct people to the performance space.

You can consult the Facebook event page for updates on the event.

Soundwalk at IPMC Conference

August 6, 2011 Leave a comment

On June 5, 2011, Andra McCartney led a soundwalk during the ‘Interdisciplinary Perspectives on Music in Canada’ conference held at Mount Allison University, Sackville, New-Brunswick. This clip includes a short montage of the soundwalk followed by excerpts from the post-walk discussion. Audio recording and photography: Andra McCartney. Editing and montage: David Paquette.

Sleepwalking Kuala Lumpur–Montreal video

July 22, 2011 Leave a comment

The whole video recording of the Sleepwalking event that took place April 19, 2011 at Concordia University is now online. More information of the event can be found here. Feedback and comments are welcome in the ‘comment’ section below!

Marianopolis Soundwalk Video

June 21, 2011 Leave a comment

A video of Andra McCartney’s soundwalk and presentation at Marianopolis College is now available on YouTube.

IASPM-Canada in Montreal June 16-19, 2011

June 13, 2011 Leave a comment

Members of the Soundwalking Interactions project will take part in the International Association for the Study of Popular Music-Canada conference, held at McGill University later this week:

-Thursday, June 16, 2pm: David Madden, Advocating Sonic Restoration: Les Ondes Martenot in Practice
-Friday, June 17, 9am: Andra McCartney and David Paquette, plenary session on Listening Praxis in Urban Environments
-Saturday, June 18, 4pm: Andra McCartney, Soundwalk
-Sunday, June 19, 9am: Caitlin Loney, Inner Worlds Collide: Psychedelic Approaches to Studio Practice.

More information as well as the program of the conference can be found at

http://www.musicandenvironment.org/
http://iaspm.ca/

L’expérience auditive des espaces sonores – Une installation interactive

May 24, 2011 1 comment

Par Kathy Kennedy

An English version of this text can be found here.

La relation entre le son et l’espace, un thème récurrent que l’on retrouve dans les diverses formes  d’art sonore actuelles, fait l’objet d’une nouvelle investigation à travers une installation sonore créée par Andra McCartney. J’ai récemment pris part à cette création en cours lors d’une session tenue au département de communications de l’université Concordia, en présence de Dr McCartney et ses étudiants à la maîtrise et au doctorat. Cette installation interactive utilise des enregistrements sonores ambiants, activés et manipulés par le mouvement des participants dans un espace physique précis. Les enregistrements provenaient de sources et lieux différents, que ce soit des bruits de trafic, des sons d’ascenseur, des paysages sonores urbains et campagnards ponctués de chants d’oiseaux, de portes qui claquent, de voitures ou de musique. Tous les enregistrements ont cependant été effectués autour du lieu de la performance, soit le campus Loyola ainsi que le quartier qui l’abrite. D’un côté de la pièce, on retrouve une immense surface de projection qui couvre un mur entier, et sur laquelle est projetée une grille constituée de 16 carrés identiques ainsi que les images corporelles des participants se déplaçant dans l’espace de performance. Des changements de couleur y indiquent les variations de vitesse de déplacement. Cette grille est en fait une reproduction d’un espace de même dimension situé au sol, et sur lequel les participants peuvent bouger librement tout en activant les extraits sonores associés à chaque cellule. Ces sons sont alors projetés à partir de quatre hauts-parleurs situés au quatre coin de l’espace d’interactivité.

Dr McCartney et trois de ses étudiants ont chacun fourni quatre extraits sonores de 30 à 60 secondes, correspond aux 16 carrés disponibles. Chacun des participants se voyait attitré un quart de l’espace, ce qui correspond à quatre carrés (et quatre extraits). Les mouvements des participants sont captés par une caméra vidéo situé au-dessus de l’espace de performance. Le signal vidéo est alors décodé par une session Max/MSP/Jitter qui active les sons correspondants aux carrés tout en reproduisant les mouvements visuels à l’écran. En d’autres mots, l’espace d’interaction est transformé en scène de performance, reproduite visuellement sur l’écran de projection. La vitesse et l’intensité des mouvements sont traduites par des changements d’intensité sonore et de couleur, les teintes foncées représentant les mouvement plus lents alors que les teinte claires exprimaient une intensification du mouvement.

Les quatre participants se déplaçaient librement  à travers l’espace tout en explorant les possibilités sonores et visuelles offertes par les combinaisons de mouvements et d’intensité. Le stimulus visuel créé par la projection créait des traces organiques qui renforçait la boucle de rétroaction entre sons et positions physiques. Un geste brusque, un saut ou une oscillation des bras résultaient en une attaque plus rapide ou bien une hausse soudaine du volume sonore, à l’image d’un gigantesque instrument joué par quatre musiciens. Ce modèle de collaboration musicale permet une grande liberté créative, tout en nécessitant une expérimentation et un ajustement continus face au feedback visuel et sonore.

Il est important, comme pour toute oeuvre interactive, de qualifier la nature et le niveau d’interaction créés par l’installation.  L’idée de créer différentes atmosphères sonores en se déplaçant à travers un espace physique est très inspirante; elle correspond à notre expérience concrète, alors que nos déplacements modifient la nature du paysage entendu. Toutefois, cette oeuvre nous transporte dans une univers de nouvelles possibilités, les sons y provenant de toutes les directions (grâce aux quatre hauts-parleurs), et ce sans que les participants en aient le contrôle. Tout au long de la séance, la session Max était ajustée et modifiée par son créateur, Don Sinclair, dans le but de rendre aléatoire (et donc toujours nouvelle) la configuration sonore de l’espace d’interaction. D’autres modalités telles que le déplacement des sources sonores dans chaque quart, on été explorées.

Le facteur le plus déterminant du niveau d’interaction m’apparaît cependant être le choix des divers sources sonores employées. Les enregistrements ambiantaux manquaient parfois de traits distinctifs durant leurs premiers instants; cela nécessitait un certain délai avant de pouvoir reconnaître l’extrait sonore, ce qui se traduisait en des délais additionnels pour en modifier l’intensité. La vitesse de réaction est vite devenue essentielle au maintien d’une certaine interactivité entre les participants. Aussi, on pouvait observer un lien entre la durée des extraits et les types de mouvements et d’interactions qu’ils engendraient. Certains segments comprenant des éléments facilement identifiables ou des traits distinctifs étaient utilisés de façon plus récurrente par les participants.

Un des aspects les plus positifs de cette forme d’interactivité était la fluidité et la liberté de mouvement des participants. À travers leur exploration visuelle et sonore, les participants se transformaient en danseurs dignes d’une performance chorégraphiée. Il m’a aussi semblé que les éléments visuels de l’oeuvre jouaient un rôle important dans l’activité des participants. Alors que ceux-ci réagissaient aux différentes traces visuelles à l’écran, je me plaisais aussi, comme spectatrice. à observer ce processus dynamique, l’ombre de chaque corps apparaissant à l’écran comme une preuve poétique de l’inéluctable présence de l’humain dans tout enregistrement sur le terrain. À travers cette oeuvre, chaque participant est appelé(e) à déclencher des sons de par leur position géographique ainsi que l’intensité de leurs mouvements à travers l’espace. Si cette corrélation n’est pas tout à fait nouvelle dans l’univers des installations interactives, l’utilisation d’enregistrements provenant de lieux à proximité nous projette rapidement dans un monde “situé,” créant ainsi un monde de cause à effet. On se déplace dans un monde clairement défini et délimité (le sol, le quadrillage) dans le but de modifier un monde sonore beaucoup plus flou et amorphe.

Un des aspects les plus plaisants de cette oeuvre était d’y observer l’élévation de la conscience sonore et physique des participants. Si la notion de navigation à travers l’espace physique dans le but de créer et de modifier les sonorités qu’on y retrouve peut sembler de prime abord fantaisiste, elle constitue néanmoins une importante démarche d’exploration qui permet d’aborder, à travers notre expérience et conscience auditive, nos manières d’occuper l’espace physique.

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